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Humeur: L'aventurier du geste perdu...

Curve'n speed ...pour la beauté du geste...
Je n'ai jamais rêvé réellement d'être champion du monde de Grands Prix Moto.
Ou alors une poignées de seconde dans la légère inconscience d'une courbe négociée dans une espérance de grâce!

Par contre j'aime avant tout la quête du beau geste que chaque virage, chaque freinage ouvre sous mes roues.
Le bon geste, le beau geste celui qui vous satisfait personnellement, ce qui est primordial, ce geste qui vous légitime auprès de la communauté motarde, ce qui est en fait de peu d'importance...Ce geste commence au démarrage de votre machine.

Cet acte premier se déclinera diversement selon les générations de moto et de motard.

Ce sera un coup de kick ferme, appuyé, sans excès de rapidité ni de brutalité.
Ce pourra être un rituel plus complexe précédé d'un titillage de carbu voire d'une dégoulinade d'essence plombée sur les gants déjà imprégnés!
Mais on peut aussi devoir apprivoiser le lancement d'un démarreur électrique via un petit bouton...

Encore faut il dans ce dernier cas savoir ne point trop insister tout en effectuant dans la bonne fraction de seconde la rotation millimétré qui va ...ACCROCHER le moteur...!
Combien de fois dans notre béate naïveté juvénile ne nous sommes nous pas ridiculisés à la terrasse d'un café en ratant lamentablement de telles opérations sous le regard compatissant des non motards et cruellement goguenard de nos "frères" de route !

Aujourd'hui le cheveux plus sel et moins poivre qu'hier sous le casque nous avons au moins gagné de réaliser avec une certaine aisance de telles acrobaties au devant des estaminets.
A perdre en souplesse articulaire nous avons au moins gagné en savoir faire...(et ce dans de nombreux domaines...si,si!)

"Tiens" me diront certains lecteurs habitué de mes billet d'humeur.
"Il ne râle pas aujourd'hui le père Patrick ?"

Mais si ...car voilà tout fout le camps!
Ainsi, même le bon usage du bouton de démarreur disparaît.

Les cartographies des boîtiers électroniques associées aux injecteurs et autres zébulonoïdes alternatives sont passées par là.
Accrocher le moteur lorsque celui ci donne un peu de la voix, ni trop tard, ni trop tôt était un savoir faire parfois long et difficile à acquérir.

Mes pires souvenirs dans ce domaine je ne les dois pas à une moto mais à un moteur d'avion.
C'était un Rolls Royce continental qui équipait le Maurane Saulnier Rallye sur lequel je faisais mon apprentissage de pilote.
Poussait la manette des gaz au bon moment était la première épreuve véritable si je voulais quitter le sol où mes ailes de géant m'empêcher de...!

Mon Kawasaki 750 ZX aussi a eu des moments d'humeurs mais la palme revient à mon 1000 café racer Voxan qui en plus ne rechigne pas à détruire sa couronne de démarreur, rien que ça.
Mais là n'est pas l'objet du jour!
En effet tout ce savoir sur le titillage conjoint, du petit bouton et de la poignée de gaz, acquis au cours des années est bon pour les oubliettes.

J'aurais du m'en douter certains signes étaient là...
Cela a commencé avec les scooters.
Avant il fallait un bref coup de jarret pour ébranler leurs petits moulbifs .
Et si ils refusait de démarrer l'utilisateur s'escrimait sur le dit Kick!

Pour peu que l'utilisateur soit une utilisatrice cela pouvait nous offrir de jolis instants.



Et le plaisir durait jusqu'à ce que le moteur cède aux avances de la belle!



Mais depuis quelques temps j'avais constaté que les scootards aux prises avec des carburations aphones poussaient sur le petit bouton du démarreur sans le relâcher....
Ils appuyaient sans interruptions de longues secondes...
Ils semblaient vouloir passer leur pouce au travers du commodo.
Sans même un rictus de colère, maltraitant sans états âme les relais, torturant sans haine le câblage électrique.

Et que croyez vous qu'il adviennent après un tel supplice mécanique, à mes yeux de motards horrifié?
Que le scooter s'embrase en une auto combustion du faisceau électrique?
Que le moteur du démarreur crache au visage de son tortionnaire ses derniers pignons?
Qu'une justice immanente frappe de sa foudre, sur ce parking de supermarché , l'indélicat propriétaire du petit deux roues?

Non, trois fois non, le scooter démarre sans rancune...
Les bras m'en tombent.

La scène est parait il normale, le mécanisme a été pensé pour.
Pensé pour supporter un tel traitement?
Pire, pensé pour démarrer ainsi, c'est ....normal !!!

Et là où je touche le fond, c'est que le mal a gagné ma Ducati !

Je dois en parler, décharger ma conscience.

Alors que l'arrivée des premiers frimas a surpris la cartographie à zébulostron sigmoïde altérné de ma belle de Bologne, j'essayais fort de trois décennies de pratiques motardes d'accrocher le twin au démarrage...
Il n'aimait pas tout, mais alors pas du tout.
Mais sans les habituelles ruades de mes anciennes machines.
Il préférait alors têtu, se taire ou hoqueter tout aussi obstinément.
Surpris, désorienté, que sais je vexé peut être de mes tentatives de rotation de la poignée pour l'ébrouer.

Non il fallait bêtement appuyer, s'appuyer devrais je dire sur le bouton.

Sans réfléchir, laissant tourner le moteur électrique jusqu'à ce que celui à explosion ...explose alors que l'électrique n'avait toujours pas explosé lui sous l'injonction inébranlable de mon pouce stoïque ...



Et contrairement à ce que cette image pourrait faire croire un seul ....DZIIIIII suffit, long pénible mais unique....

Donc le premier motard dissimulant sous son intégral une acnée juvénile géante égale à son inexpérience pourra démarrer ma machine pour peu qu'il ne réfléchisse pas...
La prime à l'incompétence!

C'était bien la peine pour moi de vieillir, le vie ne m'apprends rien disait Ballavoine.( mais c'était il est vrai dans un autre contexte.)
Bon pour me remonter le moral je vais aller à la prochaine réunion d'un Vespa club pour le plaisir des yeux...!






Je fais des trous, des petits trous , encore des petits trous...

A l'instar du poinçonneur des Lilas de Gainsbourg le motard à toujours aimé faire de la dentelle à partir des pièces de sa machine.

Je ne parle pas des cas malheureux où il fait un puzzle de sa moto par excès d'optimisme ou manque de chance.
Parfois c'est pour alléger sa monture qu'il manie avec enthousiasme la perceuse transformant commandes et platines diverses en passoires!

Non je veux parler aujourd'hui de son besoin de voir derrière les différents carters et autres caches ce qui se passent...
Une sortent de 'excitation alors le prends, semblable à celle qui nous encourage à voir parfois...sous les jupes des filles.

Voilà l'image du motard macho et libidineux va s'en trouver renforcée.
Mais cela peut être fait, parfois, avec finesse, bon goût et même assentiment de la gente féminine qui au charme associe l'esprit...!
Bon j'espère n'avoir pas perdu l'estime de toutes mes copines !



Revenons à nos ....Boulons!

les pistons qui s'agitent dans leurs cylindres nous sont cachés, soit.
Les soupapes ne s'agitent plus à l'air libre que sur d'antiques modèles.
Mais comment ne pas être tenté d'apercevoir une courroie de distribution, un plateau d'embrayage à sec, un couple conique ?



Ainsi l'embrayage, la transmission primaire ont su s'exposer pour cause de refroidissement ou d'exhibitionnisme!
Combien de caches se sont transformés en dentelle suggestives pour le plaisir de nos yeux...

J'ai moi aussi cédé aux sirène du cache embrayage ajouré après trois Ducati plutôt pudiques !


Le charme des dentelles qui donnent plus à voir qu'a cacher...




Une....belle machine.

Un titre simple pour revenir à l'essentiel.
Ce mois ci Curve'n speed a fait toute la place qu'elle méritait à la partie...Curve!
Mais le volet Speed n'est jamais à négliger aussi voici une authentique tranche de plaisir pour tout amateur de caféracer.

Sur une base de 400 Sr , la petite soeur...
De la feuille d'alu, du travail et du bon goût, la sainte trinité des torréfacteurs.







Je ne perdrais pas de temps en commentaires inutiles .


Au mois prochain,et ...
cultivez l'esprit et le geste.