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Un café racer...et si c'était raisonnable ?

Depuis des années je me fais au travers de ce site le chantre des café racers.
Plongeant ses racines dans les sixtie's britaniques, ce type de machines séduit par sa charge nostalgique.
"La nostalgie est à la mode"...
Prenez une copie double, vous m'écrierez deux pages: introduction, argumentation, conclusion...vous avez trois heures jeunes gens !
En effet, la nostalgie peut être le ressort de l'attraction qu'exerce un Norton commando racerisé.

Pourtant pour les plus jeunes qui comme moi n'ont pas connu ces temps là, les causes doivent être ailleurs.
Une volonté de se démarquer?
Raté...les café racers sont à la mode !

Un besoin impérieux d'échapper à la course effrénée des fiches techniques inflationnistes ?

Chaque millésime de sportives remplace le précédent par la promesse de quelques kilos de moins et quelques chevaux de plus.
C'est dés 2007 que le modèle ...2007 est bradé.
Si jeune et déjà prématurément vieilli par l'ombre assassine du 2008.
Jamais beautés n'auront si vite fané qu'aux feuilles des catalogues.

Le café racer ne vieillit pas, il grandit, mûrit avec son propriétaire d'ajouts en modifications...c'est là le secret de son éternelle jeunesse.

C'est au registre amoureux que je prendrai mes mots, (que je tremperai ma souris qui n'est pas verte !) .

Mon Café racer, ma danseuse , a dans mes prunelles l'éclat des vingt ans de la femme que j'aime toujours vingt ans après.

Reggiani chantait "la femme qui est dans mon lit n'a plus vingt ans depuis longtemps...lorsque la nuit nous réunit, son corps, ses mains s'offrent aux miennes."

Combien passionnel est le lien qui m' attache à cette moto, alors pourquoi dans le titre de cette chronique y mêler la raison ?

Parce que je la préfère aux avionnesques sportives actuelles ?
Parce que je ne cède pas aux praticités antipodiques du scooter et de la GT teutonne ?
Parce que je ne succombe pas aux chromes et aux couleurs flashies des miroirs aux alouettes roulants ?

D'aucuns me reprocheront de comparer l'incomparable.

Je n'argumenterai pas point par point sur les capacités urbaines , voyageuses, et sportives des café racers.
Ma pratique quotidienne de la seconde ville de France, mais aussi les longues diagonales sur la carte de notre hexagone suffit comme plaidoyer pour mon 500 SR racerisé.

Quant aux performances...

Que faire aujourd'hui de 170 Cv pour 170 Kgs ?

S'empêtrer dans les virolos d'un arrière pays où survivent les derniers virages rescapés des alignements de la DDE ?
Ne faire de mon volatil permis de conduire qu'un souvenir sur les voies autoroutières tentatrices et perverses ?

Et les circuit me direz vous ? ...

AAHHHH...!

Mais Môssieur , je vous répondrai que...., "Môssieur , la motocyclette, ne se réduit pas à un sport ... c' est un art de vivre."

Elle ne s'enferme dans aucune arène, elle est de tous lieux , elle est de tous les temps.

Un café racer...quelques bonnes grosses vibrations pour savoir apprécier les pauses.
Une paire de bracelets pour prendre la roue d'Hailwood.
Un budget qui laisse au fond des poches du cuir de quoi calmer la soif de la belle et de son propriétaire.

Et si c'était ...raisonnable, un café racer ?


Je pensais illustrer ce billet d'humeur d'une photo d'un beau café racer sur l'angle...
Mais j'ai préféré joindre cette image d'Hailwood.
Mike est sur une véritable machine de course, soit, mais il semble saluer tous ceux qu'il a inspiré.

Rouler sur un café racer c'est aussi courir après la légende.








INVASION ?

Avant les BéHèmes on en croisait régulièrement, elles ressemblaient à ça:



Du flat sérieux pour motards sérieux.

Cela ne veut pas dire que de temps en temps certains n'essoraient pas la poignée.
Mais l'arrivée des nippones les avaient écarté des rêves sportifs nourris par les Agostini du café de la gare.
Bien sûr quelques amoureux résistaient, et résistent encore.
La page MAG s'en fait régulièrement l'écho.
D'ailleurs HOP...un petit café racer BM des familles: aussitôt dit, aussitôt fait : Merci François (R 100 RS) .....


Donc les BM ne faisaient pas trop dans la frivolité en cette fin de vingtième siècle.

Ou alors il fallait accessoiriser :
Sympa "l'accessoire"

Si certaines veulent m'écrire pour me conspuer...
Au moins ça !
Les café raceuses sont trop discrêtes à mon goût !

Enfin le vingt et unième siècle est là et...

Je ne cesse de croiser des BM dernière génération.
Ici à Marseille le GS semble être incontournable.
Ou alors le concessionnaire a un truc ?

Peut être le coup de l'accessoire précédement cité...il faudrait aller voir !

Un copain vient d'éventrer son cochon et a investi dans le Bavarois.
Il n'en est pas à son premier flat.
Il a même roulé à une époque Commando et Voxan...

Un homme de goût n'hésitant pas à vivre dangereusement donc!

Aujourd'hui l'assassinat de son nourrain l'a rendu propriétaire d'une MEGAMOTO...




Caractéristiques :

Moteur :

Bicylindre à plat, 1 170 cm3, 4T
Refroidissement par air et huile, simple ACT, 8 soupapes
107 ch à 7 500 tr/mn
11,7 mkg à 6 000 tr/mn, injection électronique, boite 6 vitesses, transmission finale par cardan.

Partie-cycle :

Cadre treillis tubulaire en acier.
Suspensions AV:fourche inv. Ø 45 mm, déb 160 mm, triple réglage
AR: Paralever monoamortisseur, déb 120 mm, triple réglage.

Chasse / angle : 95 mm / 28.6°.
Empattement : 1 615 mm. Hauteur de selle : 890 mm.

Freins AV : 2 disques ø 320 mm, 2 étriers à 4 pistons
AR :1 disque ø 265 mm, étrier à 2 pistons.
Pneus AV /AR : 120/70 x 17 – 180/55 x 17.
Réservoir : 13 litres
202 kg tous pleins faits
+ de 220 km/h, 7,5 l/100 km.

Après la fiche technique, un coup d'oeil sur la sienne:



Une machine bien finie.
Réhaussée par Fred de quelques pièces de jolies factures
Je vous laisse jouer au jeu des dix erreurs avec la moto d'origine qui ouvrait l'article.



Un dessin typé, plutot réussi.







Retour vers le ...Passé ... AJS 350 SS AVENGER.
J'en vois qui s'impatientent.
"Et les motos avec du bon gros métal, elles sont où ?"

Un magnifique envoi de Marc me permet de satisfaire pleinement la demande.



Un scrambler dans un cadre magnifique: la Norvège et ses lacs...

Le rêve.

Enfin, il doit pas falloir oublier le pull et le Barbour, mais pour un viron dans le coin la belle est bien tentante.



Les "Deux mots du propriétaire": D'abord une brève présentation:

Kawasaki twin 350 A7 SS scrambler (1967/68), une originale, certaines étant des modifications tardives.

Une cylindrée de 338cc, une distribution rotative et des rupteurs normaux.

Elle vient des USA, côte Ouest et a était "préparée" la bas dans les années 70 : Filtre à air KN, robinet d´essence Pingle (celui d´origine ne débite pas assez a haut niveau), disques rotatifs retaillés pour une plus grande ouverture.

Même les carburateurs d'origine ont subi de petites modifications.

Les sensations: "C´est une bombe !"

"j´ai eu plein de motos, de toutes tailles et en ai encore 3..."

"...elle est trés souple pour un 2 temps , je suppose que cette qualité est due a la distribution rotative..." "... plutot survireuse, freinage correct pour cette époque, consomme 10%de + qu´un H1 de 1969...!!!

"Elle fait un bruit infernal malgré les pots d´origines non modifiés !"
"Une horreur pour le voisinage et les écolos !" "Elle est donnée d´origine pour 40,5 chevaux, c´est le record du ratio ch/cc en 1967/68 pour une moto de production."

"Elle a encore 35 ch à la roue arrière au test dyno, alors que je n´y ai fait strictement rien...
...


"Hormis le frein de direction, il n´y a quasiment pas un bout de plastique sur cette moto."

Quand je vous annonçais du bon gros métal...

La machine de Marc a eu plusieurs fois les honneurs des média, ce qui n'est que justice.



L'Europe du Nord est synonyme d'écologie.

Mais respecter notre planète peut aussi se conjuguer avec la préservation des petites bêtes à cylindres à trous!!





Et pour ce quitter ce mois ci en restant dans une ambiance...germanique:


Bon mais elle est rouge, hein!


Au mois prochain,et ...
cultivez l'esprit et le geste.