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Moi, ça va...




Rentrée; premières pluies.

Dans les voitures, à la lumière blafarde bleutée des GPS l'ambiance n'est pas à la joie pour les automobilistes.

Moi, ça va! Une demi-heure d'enfilage de diverses couches à base de cuir, Gore Tex et autres, de sur-pantalon de K way, de gants et de bottes ...
Une autre demi-heure pour atteindre la télécommande de la porte du garage qui joue à cache cache dans le fond de la poche intérieure de la première sous-couche de la seconde couche principale de mon ensemble spécial déluge!
Moi ça va toujours.
Le Ducati ronronne desmodromiquement.
Le ventail du garage termine son ascension électrique.
Le pinceau de mon phare accroche dans le cadre obscur de la nuit les gouttes qui finissent dans les miroirs de la chaussée.

Moi...Moi...ça va...
6 H 45. Rotation du poignet droit.
Nous décollons, sortie du parking souterrain.
la pluie jusque là seulement visible prend son poids sur mes épaules, ma poitrine.

Rouler sur des oeufs: chez Lustucru ils vont en manquer pour les pâtes.
Paradoxe, rouler sur des oeufs pour ne pas faire d'omelette, rester entier!
Serrer le réservoir, serrer les fesses quoi....Mais tout en restant souple, sans se crisper!
Tout en finesse avec un embrayage à sec de Ducati il vaut mieux éviter le mouillé!

Mais moi, merci ça va .
L'automobiliste qui m'a croisé dans la dernière flaque m'a jeté 100 litres d'eau à la figure.
Mais pardonne lui, il ne savait pas...

Emprunter la Corniche, le bord de mer , des lumières en guirlandes décorent les îles.
Le phare de Planier me fait de l'oeil.
De grands espaces sombres et scinctillants roulent.
Ils m'ouvrent des horizons, j'aime.

Là, ça va!

Quitter la ville.
7 heures,l'autoroute autorise un peu de décontraction entre deux bâches d'eaux où la Ducati semble perdre d'abord tout poids, puis comme un soc se plante.
les pneus cherchent le bitume.
La machine hésite entre s'engluer et décoller sur le film d'eau.
Les automobilistes que je croise semblent dans un univers parallèle au mien.
La lumière des tableaux de bord révèle des chemises à manches courtes, le rougeoiement d'une cigarette.

Moi j'évolue dans l'humide, l'aquatique!
Ca coule, colle, ruisselle, les gouttes lourdes tambourinent à la visière de mon casque.
Elles cherchent la faille dans les multiples couches qui leurs font rempart.

Mais "moi ça va"..."j'ai déjà vu ça"
Un sourire illumine cette aube pluvieuse:le "j'ai déjà vu ça" du commandant Turbo.
Le Commandant Turbot de la bande dessinée Natacha hôtesse de l'air de Walthery.
Dans les pires conditions;cyclones, amerrissage en catastrophe, feu à bord, son célèbre:"j'ai déjà vu ça" est censé rassurer l'équipage, la belle Natacha et...lui même!


Moi,ça va!
La nuit, la pluie et dans le pinceau du phare, soudain, des milliers de diamants.
Pourquoi ce matin est-ce magnifique ?
J'ai l'impression d'ouvrir mon chemin sur une voie diamantine, le sol lui même s'hérisse de prismes sous les gouttes.

7 h 10, ceux sont les premières lueurs de l'aube qui effacent la magie pour ne plus m'offrir que la chute de la pluie.
Mais, moi ça va, je sens, je vis, je suis.

Moi,ça va.Merci.




Fourche monobras, la vraie fausse simplicité ?

La fourche télescopique est quotidiennement décriée par des techniciens qui nous en démontrent, non sans arguments, les défauts et les limites.

Au quotidien elle reste très largement majoritaire malgré quelques tentatives de certains constructeurs.

Une alternative à la fourche télescopique est le monobras avant et son système de rotule auquel Bimota a donné ses lettres de noblesse.


La grande aventure des Elf de Grands prix a aussi marqué les mémoires.



Ce procédé présente des qualités et des défauts objectifs.

Mais Curve'n speed revendique sa...subjectivité!

Au petit jeu du j'aime, j'aime pas...

J'aime bien le monobras avant pour sa dissymétrie
Mais je n'aime pas le rayon de braquage type paquebot.
J'aime le côté de la roue où la jante semble suspendue en l'air.
Mais je n'aime pas la grande complexité du système.

Pourtant, même chez les amateurs de monocylindre, naturellement sensibles à la simplicité, certains s'y sont risqués.



Surprenant.


Il existe une solution qui permet en remplacement d'une fourche classique, d'épurer la ligne et de réduire le nombre de piéces:la fourche monobras.

Ainsi Gilera avait proposé une originale CX 125.
Sa robe trop radicale pour l'époque, associée à un tarif élevé, n'avait pas facilité sa diffusion.
Elle était dotée d'une fourche monobras, télescopique dans sa partie haute.




Le concept bike Honda NAS au début des années 2000 empruntait une voie similaire.


Cette voie a déjà été explorée comme en témoigne: cette IMME R100, ce VTT actuel, ou la Cross cage de Suzuki prévue avec une pile à combustible hydrogène (la moto roule déjà).


"Wait and see", dirait on outre Manche.



Mécanique et testostérone ?!

Moto Fiaconne revendique l'association des deux mots.

Que dire du bonhomme ?...Un gars de Dallas qui a un faible pour les mécaniques simple distillant des sensations fortes.

Un coté...épicé.




Marrant comme certains d'entre nous qui recherchent des sensations égoïstement, le genre de truc très personnel, avec son propre film, ses propres décors, ont le besoin de le montrer au reste de la planète.
Je me fais mon trip puis je l'étale sur le Net.
Il doit effectivement s'agir un peu d'exhibitionnisme de notre part.

Aucune critique, je suis en plein dedans!
Allez je stoppe la psychothérapie de bazar et vous laisse l'adresse de son site:motofiaccone.com



En ce moment je préfère rouler que balader sur la toile.

Aussi, pour ce quitter ce mois ci, une publicité pour la 500 SR lorsqu'elle faisait son apparition surfant sur des valeurs qui pourraient revenir au goût du jour.


Au mois prochain,et ...
cultivez l'esprit et le geste.