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Solidarité

Partir, prendre la route en moto conserve toujours une part d'aventure.
Si les deux roues modernes semblent reléguer les pannes à répétitions aux rayons des seuls souvenirs,
ces arrêts intempestifs étaient pour les générations précédentes systématiques mais rarement sans solutions...
Ils agrémentaient aussi les conversations motardes comme autant de faits d'armes d'une chevalerie moderne.
En 2010 la technologie de nos machines est telle que si les pannes sont beaucoup moins fréquentes elles sont souvent plus handicapantes.
Réclamant l'intervention du spécialiste agréé; A.G.R.E.E, dans le lieux et avec l'outillage du même bois, qui seul est susceptible de remplacer( et non réparer)l'élément défectueux.
Mais il faut reconnaître qu'entre de tels épisodes fort contrariants mais rares nos motos sont étonnantes de fonctionnalité.

Ce préambule annonce t'il un nouveau réquisitoire contre une flambante nouveauté qui aurait rejoint mon garage ?
Que nenni;
Partis écumer quelques cols Alpins, je chevauchais ma 1100 mostro fraîchement rodée et ma compagne avait pris le guidon de sa 650 Dirty.
Que croyez vous qu'il arriva : une défaillance de ma Duduche dont une sonde lambda ne sut converser avec l'oméga d'un boîtier alpha surpris par le rapport altitudo, hygrométrique du Col Agniel... ?
Non .
A ne prendre son pieds qu'au guidon (kama soutra moto) de machines à l'esprit vintage on communie aussi avec la panne simple !
Simple comme une rupture d'un des tubes d'échappement sur la Dirty.
Une soudure qui avait bravement affrontée les vibration du gros mono plus de dix ans durant déjà.
Dépourvu de toutes sondes et autres bidulerie électronique cela n'eut que peu de conséquences.
Soit les derniers virages furent gravis comme un troisième étage pour un amateur de Gauloises sans filtre.
La déjà peu discrète, sonorement parlant, devient quelques peu tonitruante.
Mais la ballade ne fut pas interrompue, le rythme du retour fut adapté à la préservation de la mécanique.
Et là commence la plus belle partie de l'aventure, celle qui s'adjoint du qualificatif d'Humaine.

Une observation sous l'habillage d'aluminium de réalisation personnelle montre où le collier de soudure s'était rompu.


La solution temporaire mais évidente était la pose d'une sorte d'attelle faite de deux demis tubes maintenus en place par des colliers .
(Note: les tubes inox montés pour la ligne d'échappements sur mesure type SSK: Sonometer Serial Killer... nécessitant quelques compétences en soudure.)
Donc, soit mon cher Watson mais où dénicher le matériel nécessaire ?
Comme je l'écris plus avant la dimension humaine intervient.
La solidarité motarde, celle de ceux qui savent distinguer un écrou d'un boulon.
Celle de ceux qui ne confondent pas un multimètre avec un I Phone.

Un garage au bout d'une vallée du Queyras....
Un spécialiste du 4x4 Toyota, mais la Kawa garé devant est au patron.
Et pour le plaisir il entretient une BSA perso....

Mon problème exposé je repartais avec un assortiment de colliers de serrage pour, je cite , avoir le choix...
Je n'aurais qu'a ramener ceux que je n'aurais pas utiliser...
Et pas question de régler quoi que ce soit...
Donc; Merci.




Voilà pour le premier maillon de cette chaîne.

Ensuite intervient Jean.

Jean, des dizaines d'années penché sur les entrailles de poids lourds.
Une carrière au chevet des Saviem...

Mais un passé de motard où se dépanner au bord de la route était quotidien.
Que d'anecdotes étonnantes Jean m'a t'il livré modestement lorsqu'il me prêta son outillage, son atelier et ses bons conseils.
Sans forfanterie, c'est naturellement qu'il me décrivit la réparation de vis platinés fendus sur une 175 de sa jeunesse.
La moto couchée dans la poussière du chemin, quelques gouttes de cire à cacheter d'un préposé de la poste passant par là, et Jean pu repartir.
Un embrayage hors service au coeur de la Camargues mais quelques bouchons de bouteilles de Javel retaillés lui rendront ses moyens...






Et voilà le tour est joué!



A toi aussi Jean: Merci
Et ce merci va bien au delà du coup de mains.



Anglaises in Oxfordshire 2010

De notre correspondant en terre d'Albion...

Curve' n Speed comme tous les média de premières importances compte les meilleurs correspondants aux quatre coins de la planisphère !!!
Bernard assure ce rôle.
Ainsi régulièrement la pageMag présente ses photos de l'événement que représente la réunion dans le petit village de Cassington dans l'Oxfordshire d'une meute de "classic motorcycles ".
Cette année plus de 5000 personnes avaient pris la même route que Bernard pour admirer de magistrales restaurations, des café racers de caractères et d'incroyables bitzas!.





Aux côtés de Honda à damiers, des flats caférisé côtoient de drôles de Scrambler.
Ainsi un Kawa w650 récemment écarté du catalogue de la marque s'est vu dotée de ce style propre à arpenter les ovales !
Cependant son propriétaire doit sûrement, comme ma compagne le fait de sa Dirty 650, plutôt écumer les petites routes.

Pas mal de classiques et parmis celle ci les machines typées enduro, trails, scrambler pointent leurs nez.









Et une rare 500 Indian Velo...

Une machine qui trouve son origine dans une des nombreuses tentatives de Floyd Clymer, américain ayant racheté les droits d'exploitation du nom Indian, de relancer la marque .
A partir de 67, 68 il présente divers modèles portant l'appellation Indian.
Il installe dans des parties cycles d'origine Italienne des moteurs essentiellement Anglais.
Ici un modèle avec un Velocette Truxton.
D'autres versions reçurent le Venom, voire un bloc Norton pour un proto...
Le décès en 71 de F.Clymer mettra un terme à l'aventure.



A la sauce Scrambler...



Le goût renaissant pour les scramblers prend peut être une de ses racines dans la dimension ludique du concept.
Les publicités de l'époque nous renvoient à une insouciance, une certaine joie de vivre : cheveux longs au vent, sans casque, le mâle n'arborant qu'une paire de moustaches et de jean's !




Aussi pour le plaisir des yeux une belle restauration d'un Ducati scrambler ...mais au Nord de l'Europe.








Aujourd'hui la belle se présente sous cette robe.



(pour en savoir plus: http://www.buen40.dk/Ducati-Scrambler)

Du côté du Danemark un joli mono donne donc de la voix.
A propos de voix....
Pour ce quitter ce mois ci faisont bouger les lignes et mettons l'accent sur le son plutôt que sur l'image...quoi que.
Les Stray Cats dans Rumble in Brighton vous font toujours balancer ?
Ecoutez alors sur la toile the Hillbilly Moon Explosion.




Une contrebasse hallucinante.

Dans leur récent Raw Deal les perles sont nombreuses: Maniac lover, Chick habit, Clarkdale boogie et la géniale reprise de poupée de cire poupée de son!
A écouter d'urgence.


Pour se quitter ce mois ci donc:

Emanuela Hutter une des voix du groupe sur un mono Ducati...




Au mois prochain,et ...
cultivez l'esprit et le geste.